Avec la nouvelle technique de récolte, le sel décompacté mécaniquement pour faciliter son ramassage est quasiment bon pour la consommation, tellement il est blanc. Nous sommes début décembre, l’air est vif et les tables salantes brillantes comme un champ de neige au soleil. Les saliniers font la récolte trois mois plus tard qu’autrefois. Christophe Ballaris des Salins du Midi nous a expliqué le nouveau procédé testé dès cette année. On crée une couche de contre-sel sur des tables salantes réhaussées de 90 cm. Dessus, se forment les autres couches de sel que l’on récoltera l’année suivante. Plus besoin d’aplanir après la récolte, la couche de contre-sel constitue ce tapis initial. Les Salins ont investi en ce sens, et compte produire à peu près 90 000 tonnes cet hiver. Avec le stock de 500 000 tonnes, les besoins en sel de déneigement des routes devraient être couverts. Dès l’an prochain, cette production pourra être doublée en fonction de la préparation d’autres tables salantes.