« Atlantic Bar », le documentaire de Fanny Molins est sélectionné dans la catégorie « meilleur film documentaire » des César 2024 et « Pachyderme » de Stéphanie Clément dans la catégorie court-métrage d’animation aux Oscars. Deux oeuvres très différentes mais qui sont portées par une humanité bouleversante et ont Arles comme berceau de naissance.

Une petite fille qui étouffe sous le poids des souvenirs traumatiques, c’est « Pachyderme », un film scénarisé par Marc Rius et réalisé par Stéphanie Clément.

C’est déjà une victoire. Pour Pachyderme comme pour Atlantic Bar. Pachyderme, court-métrage d’animation qui évoque la douleur de l’inceste, figure sur la liste des films sélectionnés pour les Oscars, la grande célébration du cinéma américaine. Cette reconnaissance des professionnels du cinéma vient couronner un parcours déjà remarquable et signale aussi l’excellence de la filière de l’animation arlésienne. En effet, le film a été écrit par Marc Rius, l’un des co-fondateurs du studio d’animation et de production TNZPV, co-produit par TNZPV et Folimage et conçu, sous la direction de la réalisatrice Stéphanie Clément, elle aussi ancienne étudiante de Supinfocom devenue Mopa. Si le 10 mars, elle venait à brandir la statuette symbolique, la belle histoire prendrait une toute autre ampleur.

Atlantic Bar était projeté cet été au tiers-lieu L’Archipel, en présence de Nathalie, la patronne de ce bar de quartier et personnage principal du film. photo P. Praliaud/ville d’Arles.

Atlantic Bar connait un destin similaire car partout où il est projeté, comme l’été dernier au tiers-lieu l’Archipel, le film bouleverse. Ce documentaire, réalisé par Fanny Molins, est une plongée dans un bar de quartier d’Arles où les habitués sont accueillis comme à la maison. La réalisatrice y a posé sa caméra pendant trois semaines et fait partagé les moments de fête, mais aussi les détresses, les inquiétudes, les chagrins. Il concourt dans la catégorie « meilleur film documentaire » aux César 2024, qui se tiendront le 23 février à l’Olympia.