06_feria_tomasito_13.JPGThomas Joubert « Tomasito », 21 ans, entré à l’école taurine d’Arles en 2001 devient matador de toros auprès de El Juli et de Jose Mari Manzanarès lors la corrida du 22 avril.

Un autre enfant d’Arles entre dans la cour des grands, chez lui, à l’occasion de la feria pascale 2011 : Tomasito. Depuis Séville où il s’entraîne, le novillero, qui a déjà fait ses preuves en France comme en Espagne, jette un regard serein sur son parcours de jeune partagé entre le foot et l’attirance vers les taureaux : « Mes parents m’avaient inscrit à l’école taurine pensant que je voulais jouer. D’année en année, le jeu est devenu sérieux ».

De son alternative toute proche, il s’efforce de ne pas faire une montagne « c’est plus l’aboutissement d’un rêve d’enfant. Je me revois assis dans les gradins, rêvant de paseo et d’arènes pleines pour me voir toréer ». Qu’est-ce qui change ce 22 avril ? « L’alternative c’est comme quand l’enfant devient homme ».
Tomasito a des mots délicats pour dire ce lien unique, impalpable entre l’homme et son animal préféré :  » je le sens comme un mariage. Il y a ce moment où l’on ne fait plus qu’un avec le toro ». Peut-être que ce torero va écrire des poèmes avec sa muleta « Ce 22 avril je serai trois personnes : l’enfant qui courait aux abrivados, celui qui dans les gradins rêvait de devenir matador, et aussi celui qui une fois au moins aura été aux côtés des grands, El Juli et José Mari Manzanarés ».

Une dernière fleur :  » Je ne dédie mon alternative à personne en particulier, mais à tous ces jeunes qui n’ont pas eu la possibilité de réaliser leur rêve d’enfant ».